jeudi 26 janvier 2006
mardi 24 janvier 2006
Parce que je le vaux bien
Photo Kate - Gîte de noix, Annecy, Jan 2006 -
mardi 17 janvier 2006
lundi 16 janvier 2006
Grandeur et décadence

Et puis, il y a des moments où je me sens toute petite. Tapie, les vertèbres tassées. Je n'ose pas lever les yeux. Tout est vertigineusement trop grand.
samedi 14 janvier 2006
Asia connection
lundi 9 janvier 2006
Do you speak french?

Une délectation extatique, découvrir de nouveaux mots. Ces dernières semaines : méphitique, procrastinien, anamorphose, infatué, peccamineux, remugle, sycophante...Bin oui quoi. Procrastinien est passé à la trappe alors que beaucoup d'entre nous le sommes! Peccamineux aussi. On ne le trouve plus dans les dictionnaires vulgaires. C'est quelque chose de l'ordre du péché...
Photo Kate - Le dictionnaire, Annecy, dec 2005 -
vendredi 6 janvier 2006
Emploi du temps
19h01 Petit Polo dans les bras de son papa, vomit.
19h02 J'ai la serpillère en main, les lingettes et tout le bastringue.Changement de pyjama et compagnie.
19h15 Première machine à laver
20h00 Petit Polo dans les bras de sa maman, confortablement installée dans le canapé en tissu framboise, vomit...
20h01 Serpillière, éponge, lingettes, pyjama...
23h Petit Polo dans son lit, m'appelle.
23h01 Petit Polo toujours dans son lit, vomit.
23h02 Eponge, serviette, lingettes, drap, pyjama
23h03 Deuxième machine à laver
Jeudi
00h01 "Momaaaaaaaan, laiiiiiiit"
00h45 "MomaaAaan, laiiiiiiiiit"
1h35 "Momaaaan, lAiiiiit"
1h36 Petit Polo est rapatrié dans notre chambre
2h35 "Laaaaaaait, sicette"
3h00 "Momaaaan?"
3h45 "Laiiiiiiiit, doudou, sicette"
4h30 "MOMAAAAAN"
5h00 Je suis réveillée, je me tourne et retourne, j'arrive plus à dormir
5h25 Je me rendors
6h00 "LAAAAit moman"
6h30 Le téléphone sonne. J'ai l'impression que je ne me suis pas encore couchée. J'ai une tête défaite. Deux demi-douzaine de valises sous les yeux. J'attaque ma deuxième journée de travail...
8h30 Après une bonne douche, j'ai oublié ma nuit agitée. Pimpante, tailleur propret, j'habille Petit Polo qui ma foi, à l'air d'aller pas trop mal malgré les évènements. Il a bu son biberon.
8h31 Petit Polo, dans le lit de papa maman, vomit. Un véritable jeyser de lait.
8h32 Je suis déconfite. En traînant les pieds, en me disant que vraiment, maman c'est pas tous les jours faciles, serpillière, éponge, lingettes, nouveaux habits pour Paul et moi qui avait si bien tout préparé la veille...
8h45 Troisième machine à laver. Je sors la dernière qui n'est pas encore étendue. Un tsunami est passé dans la salle de bains. Je ne ressemble plus à rien.
Heureusement! mais heureusement!! que j'avais mis le baume de nuit Rose d'Orient conseillé par l'esthéticienne naturopathe du quartier:
"Vous allez voir, demain, vous aurez le teint frais et reposé"...
lundi 2 janvier 2006
Sinoportrait
Je suis née quelque part entre le 31 janvier 1976 et le 17 février 1977.Je suis Dragon.
Selon Suzanne White (L'astrologie chinoise, édition Tchou, 1979),
dimanche 1 janvier 2006
Happy New Year !
lundi 26 décembre 2005
Swimming with sharks
Mais ces clés, c'est quelquechose, c'est celles qui ouvrent les portes de mon nouveau bureau. De nouveaux horizons, de nouveaux collègues, de nouveaux problèmes, de nouveaux objectifs, de nouveaux enjeux, blablabla blablabla.
Du nouveau tout simplement et franchement, j'en avais besoin de ce renouveau. Parce que rester à la maison, ok, c'est tranquille, de la passion, de l'émotion... De grandes plages de bullage... Mais aussi des sorties en poussette. Des jeux. Vroum vroum, dada. Des DVD de tracteur Tom, Oui-Oui et son gros taxi, Léo et Poppi. Des discussions de palier avec mes voisins retraités. De l'intendance merdique. Bouffe, courses, ménage, papiers, lessive. Et on recommence.
dimanche 25 décembre 2005
samedi 24 décembre 2005
Christmas courses
Chaque année, c'est la même chose, fin septembre je me dis "tiens, çà ferait une idée de cadeau pour noël" et j'essaie de la conserver dans un coin de ma tête. Fin octobre, je me raisonne, "Pfff Noël, c'est dans deux mois!". Fin novembre, je flane, je repère, je regarde les catalogues, les hebdos "tiens, çà c'est vraiment pas mal, je suis sure que çà plairait à truc". Mi décembre, bringuebalée, je commence à cogiter "non, tout compte fait, je trouve que çà, çà serait vraiment mieux, oh puis non, oh puis si, oh et puis je sais plus !". J-2, emportée par la foule christmastique, je constate, dépitée, que tout compte fait, ce que j'avais repéré, a été sauvagement pillé. Alors, j'attrape le premier truc abordable, je sors la carte bleue et presque frustrée, je me dis "Bon, l'année prochaine, tu t'y prends à l'avance". Chaque année.vendredi 23 décembre 2005
ffffff
Comme je soupire souvent, quelqu'un m'a dit, qu'à chaque fois, il faudrait que je verse quelques centimes dans une boîte qui y serait consacrée. Il faudrait que quelqu'un me dise ensuite à quoi les dépenser, parce que comme j'ai trop d'idées, je n'arriverais surment pas à choisir.mercredi 21 décembre 2005
SOS
dimanche 18 décembre 2005
mercredi 14 décembre 2005
Ivressomètre
mardi 13 décembre 2005
Un inconnu, presque

J'attendais à la caisse d'un magasin, derrière un homme. La trentaine. Ténébreux. Les épaules presque rentrées. Visiblement très pressé. Il a sorti son porte-feuille, vite. Et il a fait tomber un ticket de sa poche que j'ai ramassé quelques instants après en posant les yeux par terre. Le premier novembre dernier, il était à l'aéroport de Barcelone. Il avait soif ou quelqu'un avait soif pour lui, il a acheté une bouteille d'eau à 80 centimes et des piles pour 1 euro 85 pour un vieil appareil photo ou un vieux baladeur.
Photo kate -Le ticket, Annecy, dec 2005 -
Comme çà

Tout à l'heure, j'ai eu l'envie soudaine d'envoyer une carte postale à quelqu'un, comme çà.
J'ai gratté au fond de mes cartons fourre-tout et j'ai trouvé celle-ci. C'est Méduse, d'Alexeï von Jawlensky (1864-1941). Et je l'aime beaucoup Méduse parce qu'elle me trouble. Quand on la regarde de près, on ne voit que ses grands yeux tristes, fatalistes, déterminés. Et dès qu'on s'éloigne un peu d'elle, on la voit sourire, elle nous rassure. C'est un peu comme si tout d'un coup elle nous disait, presque fière de nous, "c'est bien, tu as compris alors continue".
Méduse allait donc quitter mes cartons, au mieux pour ceux de quelqu'un d'autre. Comme je ne sais pas à qui écrire vraiment ni pour dire quoi vraiment, j'ai ouvert un livre, fermé les yeux et posé ma main sur une page à un endroit, comme çà. J'ai décidé d'écrire à la première personne à laquelle je penserais en lisant le mot que j'avais choisi à l'aveuglette. Bon, très mignon ce petit jeu, mais très vite prise de tête aussi. Le premier mot était "sur". Et "sur" ne me fait, à priori, penser à personne. "Sur", sur un mur picotant du pain dur? Le deuxième était "herbes". Bon, oui, alors là, le problème, c'est que je n'ai pas pensé qu'à une seule personne. Troisème tentative, "Prince". "Prince" princesse, Tour d'ivoire. Top. Quatrième tentative "Nudité"... Cinquième mot, "conflit". Je ne savais plus trop. Ce n'est, en fin de compte, pas si facile.
Alors, j'ai décidé qu'au sixième mot, la première lettre déterminerait l'ouverture de mon répertoire. Et j'ai enfin trouvé.
Photo Kate - La carte mystère, Annecy, dec 2005 -
mercredi 7 décembre 2005
lundi 5 décembre 2005
Radioscopie

Aujourd'hui, j'ai décidé de vider mon sac:
- un carnet pense-bête et la photo de mon fils
- un stylo plume noir
- une liste des courses: lait, rouge, bananes, yaourts, viandes, jambon cru, croque-monsieur, coca, orangina, dentifrice, déo
- une paire de lunettes de soleil
- un Cd neuf de JAMAIT (de verres en vers)
- un ticket de pénalité de retard de la bibliothèque
- la boite du garage
- un tampax
- un billet de spectacle usagé (grupo Corpo)
- une crême de jour
- une clé USB
- un chocolat
- un ticket de métro usagé, un ticket de bus
- un tube de rouge à lèvres, un baume pour les lèvres
- un mascara, un crayon khol
- un protocole hospitalier
- un sachet de sucre
- un paquet de mouchoir
- deux chéquiers
- deux ordonnances (dont une qui me donne la nausée)
- deux criteriums l'un bic, l'autre novotel, 2B
- deux relevés de compte
- mes boîtes de médicaments
- des tickets de caisse de la fnac, carrefour, l'aréa, monoprix,
- des cartes de visite
- les clés de la maison, celles de la voiture
Et noyé au milieu de tout ce fatras, mon portable que je suis censée ranger, là, dans la petite poche intérieure, pour les choses essentielles. Mais non. Alors quand il sonne, je me dis ok le compte à rebours à commencer quatre sonneries, plus que quatre. Je plonge prestemment la main dans l'ouverture béante. Je gratte, je soulève. Plus que trois. Je m'arrête dans ma course. Plus que deux, je plonge la tête. Plus qu'une, je m'énerve. "Putain il est où et c'est quoi ce bordel encore". Enfin, je l'ai, triomphante, presque le coeur battant. "éééééééééh MERDE". Encore râté, toujours râté. Il me faudrait juste cinq sonneries. Juste cinq, c'est pas compliqué. A moins que je n'achète une de ces ignobles cordelettes. Oui mais si je la tire d' un coup, je vais tout faire voler. Ou alors dans ma veste, dans une poche, mais non, çà fait une bosse, c'est pas joli. Ou alors faire le ménage de mon sac, un peu plus souvent. Non impossible, je crois que c'est pas demain que je vais faire des économies sur mes factures téléphoniques.
Photo Kate - Autopsie du sac à main, Annecy, dec 2005 -










